Transformer la violence des élèves

Cerveau, motivation, apprentissages

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9/ Comment avez-vous construit cet ouvrage ?

L’organisation de ce livre constitue une réponse à la question suivante : Comment l’explorateur né, équipé pour apprendre toute sa vie, que constitue tout être humain au début de sa vie, peut-il devenir dépendant des stimulations que procure la violence et rechercher dans la domination ou la soumission ce qu’il ne peut trouver à travers les apprentissages ou la rencontre transformative avec les autres ?

La démarche proposée se veut logique. Pour faire en sorte que les jeunes restent principalement motivés par l’apprentissage, il faut d’abord comprendre comment fonctionne le cerveau dans toutes ses dimensions, cognitive mais aussi et surtout affective. Comment s’enracinent les peurs, celle de faire des erreurs, celle de l’étranger ? Comment se fabriquent des besoins, comme le besoin d’être le plus fort ou celui d’obtenir le plaisir dans l’instant ?

Dans une première partie donc, les bases biologiques de l’agressivité et de la violence chez l’homme sont abordées pour mieux comprendre le fonctionnement de notre cerveau, de nos motivations et ainsi mieux repérer comment l’éducation peut développer la capacité à réguler sa propre agressivité car il ne pèse aucun déterminisme biologique condamnant les êtres humains à la violence.

Dans une seconde partie sont présentés des résultats issus de nos recherches sur la violence chez les adolescents et sur les risques de glissement de la violence expérimentée précocement vers une forme d’addiction à la violence. Ces recherches montrent également que la formation d’enseignants à l’école primaire en zone d’éducation prioritaire comme au collège peut contribuer à la prévention de la violence. La formation des enseignants visant à rapprocher la didactique et la socialisation a été évaluée par la mesure du score en empathie chez leurs élèves. L’empathie correspond, en effet, au lien social élémentaire entre les humains, dès que celui-ci disparaît survient la peur et rapidement s’ensuit la violence. Développer l’empathie telle que nous l’avons redéfinie pourrait devenir un objectif pédagogique de l’École.

Dans une troisième partie sont décrits les six points-clés de la formation des enseignants qui ont permis une réduction de la violence chez les élèves (voir plus haut)

En conclusion, les comportements quotidiens des acteurs de l’éducation et les valeurs dominantes de la société sont, en effet, directement interpellés. Cependant, repérer plus précisément les points d’achoppement d’un changement culturel peut donner à ceux qui le souhaitent les moyens de le réaliser.

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