Transformer la violence des élèves

Cerveau, motivation, apprentissages

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Résultats concernant l’étude des productions langagières des élèves en situation de frustration

Pour comprendre les tableaux qui suivent, on aura intérêt à se reporter à la section où sont décrits le test (test 4) portant sur l’évaluation des paradigmes de traitement de l’information.

Dans le tableau 4, les réponses des élèves aux neufs scénarios, pouvant potentiellement engendrer de la frustration, ont été analysées d’un point de vue traitement de l’information avec la grille décrite dans la section du test 4. Les huit catégories de réponses ont été regroupées en réponses qui auraient pu, en situation réelle, être exprimées oralement ou non, et en fonction d’un traitement dogmatique ou non dogmatique.

Voir ci-dessous le fichier pdf : Tableau 4.

Dans le tableau 4, les catégories ombrées vont faire l’objet d’un traitement statistique afin de préciser l’éventualité d’un association de la violence avec l’expression orale et/ou le traitement dogmatique. Ce traitement statistique est présenté tableau 5.

Voir ci-dessous le fichier pdf : Tableau 5.

Analyse

• Les élèves cas et témoins québécois ainsi que les élèves cas français ne présentent pas de différences significatives au niveau du nombre de réponses non exprimées oralement. Alors que les témoins français sont différents et présentent environ 45 % de réponses supplémentaires de ce type. Ce résultat confirme le caractère “inhibé et retenu” déjà observé avec les tests des troubles de conduite de la population des élèves témoins français.

• Les élèves cas français et les élèves cas québécois ne constituent pas ici des populations différentes sur le plan du mode d’expresion oral ou non et sur le plan du traitement de l’information.

• Les élèves cas présentent significativement plus de réponses de types dogmatique (en moyenne 50% de plus) que les élèves témoins mais l’écart entre cas et témoins est beaucoup plus marqué au Québec qu’en France (70% de réponses supplémentaires).

• Le groupe d’élèves français est également significativement différent du groupe témoin canadien dans le sens où il produit 50% de réponses dogmatiques de plus que celui-ci.

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